II- Conséquences de ces deux tempêtes


On ne compte plus les toits arrachés, les arbres déracinés, les forêts dévastées... Des piétons ainsi que des automobilistes ont été pour la plupart tués par des chutes d'arbres, ou des matériaux de construction envolés.


Bilan Humain


Tempête de dimanche 26 décembre: 53 morts
L’Ille-et-Vilaine a payé le plus lourd tribut. Elle compte 5 morts, dont 4 dans un accident de la route sur la N12 entre Saint-Brieuc et Rennes. Même bilan dans le Calvados.
Quatre personnes sont mortes dans la Manche. La Moselle dénombre 3 morts. Deux personnes ont péri dans les deux départements du Doubs, dans le Loiret, dans l'Orne, dans le Bas-Rhin, les Vosges et l’Yonne.
Le bilan s'établit à un mort dans les départements suivants : Aisne, Ardennes, Eure, Jura, Maine-et-Loire, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Haut-Rhin, Haute-Saône, Savoie, Seine-Maritime, Territoire de Belfort.
Cinq départements franciliens ont également à déplorer 11 victimes : 5 en Seine-et-Marne, deux en Seine St Denis, une dans l’Essonne, une dans le parc du château de Versailles (Yvelines).


Tempête de lundi 27-28 décembre: 35 morts.
La Charente-Maritime a été la plus touchée avec 13 victimes. Le département voisin de la Charente compte 7 morts.
Quatre personnes sont mortes en Haute-Vienne ; deux en Gironde, Dordogne et dans les Landes.
Plusieurs départements dénombrent un décès : Cher, Hérault, Vienne, Var et Alpes-Maritimes.
92 morts au total avec le mauvais temps du jour de Noël
Samedi, le bilan du mauvais temps s’élevait à 4 morts : une femme tombée dans le port du Havre (Seine-Maritime) et 3 dans la Manche.
Au total, le mauvais temps qui a sévit sur le pays le week-end de Noël est donc à l’origine de 92 décès.

Bilan matériel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sainte-Chapelle, Notre Dame de Paris, Mont-Saint-Michel, Panthéon … : de nombreux monuments historiques ont été fortement touchés par les intempéries. Les arbres du parc du château de Versailles, des bois de Boulogne et de Vincennes ont été déracinés.
Le moulin de Valmy, dans la Marne, symbole de la victoire de l'armée révolutionnaire française face aux Austro Prussiens en 1792, s’est effondré. Le monument avait été restauré en 1998 après avoir souffert de plusieurs tempêtes au début des années 1990.
L'Abbaye du Mont-Saint-Michel, site naturel et culturel de la Manche, a subi des rafales à plus de 160 km/h. Lors du coup de vent, les toitures du transept roman de l'abbaye ont été très abîmées
A Paris, la cathédrale Notre Dame de Paris venait juste d’être restaurée. Elle n’a pas résisté aux vents qui ont soufflé à plus de 150 km/h. Des blocs de pierre jonchent le premier étage des terrasses hautes et ont provoqué des trous béants. Six pinacles (petits clochetons qui servent à charger les arcs-boutants) sont tombés sur la nef et la sacristie.
Au Panthéon, 15 feuilles de plomb de 100 kg chacune ont été arrachées au dôme. Quinze autres feuilles doivent être remplacées, froissées comme du papier après le passage de la tornade.. C’est la 4e fois que le dôme est endommagé, après 1990, 1991 et 1994.
A la Sainte-Chapelle, située dans l'enceinte du palais de Justice, les dégâts sont moins importants. Le haut pinacle gauche situé sur la façade nord s'est écroulé sur un plus petit, et les deux morceaux ont ricoché sur le mur jusqu'à détruire une partie circulaire du vitrail de la Genèse de la Chapelle Haute. Cette portion du vitrail avait été déjà restaurée au 19ème siècle.
Les toitures du château de Versailles ont également souffert. Des plaques de plomb ont été soulevées par les rafales et certaines sont tombées dans la cour d'honneur. Des dizaines de carreaux ont volé en éclats sous la force du vent et des fenêtres ont été arrachées. Même constat pour la flore. Au moins 10 000 arbres du parc du château ont été déracinés.
Dans les bois de Boulogne et de Vincennes, près de la moitié des arbres ont été détruits par la tempête de dimanche. Au total, cela représente plus de 140.000 arbres.
Il faudra environ trois ans pour déblayer ces bois Et pour reconstituer le patrimoine vert, il faudra compter des décennies…
36 lignes à très hautes tensions (400 kV), ont été mises à terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan économique

Soixante-quinze milliards de francs, c’est le montant global de la facture des deux tempêtes qui ont ravagé les France les 26 et 27 décembre derniers. Sont notamment concernés les réseaux EDF (17 milliards de francs), France Télécom (1 milliard), SNCF (500 millions). La restauration des monuments historiques est élevée à 800 millions tandis que les forêts décimées coûteront 30 milliards. Les dommages pour les établissements scolaires s’élèvent à 1 milliard environ.
Le coût pour les assureurs des deux tempêtes de la fin décembre pourrait s'élever de 25 à 30 milliards de francs.


Evaluation des principaux dommages en France

A la suite des deux tempêtes des 26 et 27 décembre, l'ensemble du service des monuments historiques à Paris comme en région - direction de l'Architecture et du Patrimoine, Caisse nationale des monuments historiques et des sites, directions régionales des affaires culturelles, architectes en chef des monuments historiques, architectes des bâtiments de France, administrateurs des monuments - se mobilise pour parvenir au plus tôt à un bilan précis des désordres et à une évaluation des travaux de restauration nécessaires. Le nombre de monuments endommagés est très important tant dans le patrimoine de l'Etat que dans celui des collectivités ou des propriétaires privés.
Les principaux dommages concernent en premier lieu les couvertures et les espaces boisés; les premières estimations atteignent déjà plusieurs centaines de millions de francs, tant pour les mesures d'urgence que pour les travaux de restauration définitifs.


Château du Haut-Koenigsbourg (Bas-Rhin), propriété de l'Etat.
Les couvertures, notamment celles du Grand Bastion et du bastion de l'Etoile ont subi les principaux dommages. Des infiltrations ont également été observées dans le Logis et dans les locaux administratifs. Des cheminées ont été gravement endommagées, des volets et châssis de fenêtres ont été arrachés, des vitres brisées... Les arbres du domaine ont également beaucoup souffert. L'évaluation des dégâts demeure difficile en raison des intempéries survenues depuis au Haut-Koenigsbourg. La date de réouverture du château au public est indéterminée.
Cathédrale de Strasbourg (Bas-Rhin), propriété de l'Etat.
Un pinacle s'est effondré sur les couvertures de cuivre de la cathédrale. Les dégâts restent cependant limités, mais nécessiteront des travaux de restauration estimé à 1,4 MF.


Cathédrale Saint-André de Bordeaux (Gironde), propriété de l'Etat.
Deux pinacles provenant de la flèche nord-ouest, pourtant restaurée il y a quelques années, se sont effondrés, entraînant la détérioration d'éléments de sculpture et de la couverture de la nef. Deux pinacles de la tour Pey-Berland, accolée à la cathédrale, et pesant chacun plus de 100 kilos, ont été arrachés par le vent. La tour a dû être fermée au public pour raisons de sécurité. Les dégâts sont provisoirement évalués à près de 3 MF.

De nombreuses couvertures ont été endommagées. Dans l'Yonne, les châteaux de Meaulnes, de Fontaine Française et d'Ancy-le-Franc et leurs parcs ont été endommagés, de même que les ruines et le parc du château de Randan.

Ancienne cathédrale de Tréguier (Côtes-d'Armor), propriété communale.
La flèche de la cathédrale, frappée par la foudre il y a quelques années, était en cours de restauration ; l'échafaudage s'est effondré pendant la tempête, entraînant avec lui une partie de la flèche, et occasionnant des dégâts sur l'édifice et aux alentours. Une douzaine de mètres linéaires de balustrade sculptée sont détruits, plusieurs trous sont visibles dans la couverture et les vitraux, la voûte de pierre semble également touchée. Des balustrades sculptées ont été détruites, la couverture, les vitraux et les voûtes de l'édifice ont été endommagés. La réparation des dégâts exigera probablement 5 MF.

Château de Chambord (Loir-et-Cher), propriété de l'Etat.
Les couvertures d'ardoise du donjon et des ailes du château ont été endommagées. Des pierres et fragments de sculptures, et notamment le fleuron du dôme de l'escalier François Ier sont tombés. Des vitraux et cheminées du pavillon Dieudonné ont également subi d'importants dégâts. 70 arbres ont été arrachés. Les travaux de première urgence sont provisoirement évalués à 3 MF.
Château de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher), propriété de l'Etat.
D'importantes chutes d'ardoises et de pierres, de certains éléments décoratifs de lucarne, ainsi que le décollement du faîtage sont à déplorer. La couverture du Manège, récemment rénovée, a été endommagée. Des fuites importantes ont été constatées dans la chambre de Catherine de Médicis. De nombreux arbres du parc ont été abattus.
Cathédrale de Chartres
Les tours de la cathédrale ont été fermées au public en raison des risques de chutes de pierres


Cette région a été particulièrement touchée par les intempéries. On peut particulièrement mentionner la cathédrale de Troyes (Aube), propriété de l'Etat, dont des verrières doivent être déposées en urgence. La flèche de l'église de Mailly le camp (Aube), propriété communale, s'est effondrée. Pour le département des Ardennes, les dommages sont provisoirement évalués à 5,7 MF. Des arbres sont tombés sur le toit des églises de Machaut et de Chuffilly-Roche.
Château de la Motte Tilly. Le parc du château a du être fermé en raison des nombreuses chutes d'arbres


Les monuments historiques de l'île n'ont pas eu à souffrir des intempéries.

De nombreux parcs ont été endommagés. Le département de Haute-Saône, avec 55 églises protégées affectées par la tempête, a été le plus touché.

Cathédrale Notre-Dame de Paris, propriété de l'Etat.
Six pinacles se sont écroulés, perçant des trous béants dans les terrasses sous-jacentes, au niveau du chevet. Un angle de la sacristie s'est effondré, et des échafaudages doivent être reconsolidés. Les travaux de restauration sont provisoirement évalués à 22 MF.
Chapelle expiatoire
Monument fermé pour une durée indéterminée en raison des chutes d'arbres dans le square.
Sainte-Chapelle
Détérioration du vitrail de la Genèse. Réouverture au public du monument prévue le 3 janvier.
Domaine national des Tuileries
124 arbres déracinés. Réouverture au public prévue le 31 décembre.
Champs-sur-Marne
2000 arbres sur les 5000 arbres du domaine ont été abattus dans le parc du château. Parc fermé pour une durée indéterminée.
Basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), propriété de l'Etat.
Plusieurs vitraux sont endommagés, dans la nef et dans le choeur. 5 fleurons sont tombés sur les terrasses des bas-côtés. La moitié de la couverture de la tourelle sud-est a été arrachée. Les travaux de remise en état sont évalués à 2,35 MF.
Panthéon (Paris)
La couverture a été fortement endommagée ; des plaques de plomb se sont envolées, provoquant des dégâts aux alentours. Les travaux sont évalués à 5 MF pour l'urgence, et à 40 MF pour la restauration définitive du dôme.
Domaine national de Rambouillet
1500 arbres déracinés. Parc fermé pour une durée indéterminée.
Domaine national de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), propriété de l'Etat.
Les couvertures du château du Bois-Préau sont à reprendre en quasi-totalité ; le pavillon des carrosses et le mur de clôture sont endommagés. 300 arbres ont été abattus. Les travaux d'urgence sont évalués à 8 MF ; la restauration définitive pourrait coûter 15 MF.
Domaine national de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), propriété de l'Etat.
40 % des arbres du domaine sont à terre, notamment dans les quinconces, le jardin de la Dauphine et le Jardin Anglais. Les toitures des bâtiments sont endommagées. Les premiers travaux sont évalués à 2,6 MF. La forêt domaniale avoisinante a elle aussi beaucoup souffert.
Domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), propriété de l'Etat.
5000 arbres, dont certains très anciens, ont été jetés à terre par la tempête. L'ordonnancement des allées et des alignements créé par Le Nôtre est devenu illisible dans une grande partie du parc. Les murs de clôture et les toitures des bâtiments subsistants ont également été endommagés. Un premier bilan fait état d'un besoin de travaux de l'ordre de 34 MF. Date de réouverture au public encore indéterminée.
Domaine national de Versailles (Yvelines), propriété de l'Etat.
10 000 arbres ont été abattus ; les bosquets du Petit Parc sont très dégradés. Les parcelles forestières et les alignements du Grand Parc sont également sinistrés. Le sous-bois de Trianon est totalement détruit, ainsi que d'importantes masses végétales dans le Jardin Anglais. Des travaux de restauration sont à prévoir au pavillon Frais, au pavillon Français et au Hameau de la Reine. De nombreux dégâts ponctuels ont été également observés sur les couvertures du château. Le coût de la remise en état définitive pour le seul parc est provisoirement évalué à 132 MF.
Château royal de Vincennes (Val-de-Marne), propriété de l'Etat.
La Sainte-Chapelle, affectée au ministère de la culture et de la communication, a subi d'importants dégâts : plusieurs grandes verrières de la nef sont détruites, un pinacle et un fleuron sont cassés, et des désordres sont observés dans la couverture. Les travaux d'urgence sont évalués à 1 MF, et la restauration définitive à 10 MF. La tour du Village, affectée au ministère de la défense, mais mise à la disposition du ministère de la culture, a vu sa toiture détruite à 90 %, et des fenêtres endommagées aux 4e et 5e étages. Quant aux bâtiments affectés au ministère de la défense (pavillons de la Reine, de l'Orangerie, du Harnachement, du Génie, des Armes et pavillon X), leurs toitures sont détruites de 20 à 50 %.

Un bilan provisoire des dégâts subis par le patrimoine de cette région, déjà endommagé par les inondations du mois de novembre, fait état, en première évaluation, d'un besoin de financement de 35 MF, concernant tant les monuments de l'Etat que ceux des collectivités ou des propriétaires privés.

Cathédrale de Limoges (Haute-Vienne), propriété de l'Etat.
Le faîtage de la nef a été arraché sur une douzaine de mètres. Les travaux à prévoir sont provisoirement évalués à 1 MF.
Village-martyr d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne).
De nombreux arbres (près de 70 %) ont été arrachés, et plusieurs pans de murs se sont écroulés. Les travaux de remise en état sont évalués à 5 MF.
LORRAINE
Le patrimoine lorrain a été fortement touché par la tempête : les sommes nécessaires aux restaurations actuellement envisagées se montent pour la région à 56 MF.
Château d'Haroué (Meurthe-et-Moselle), propriété privée.
Les toitures des tours se sont envolées, ainsi que de nombreuses ardoises. Des statues du parc ont été brisées, et les bosquets sont considérés comme détruits à 60 %. Une première estimation des dégâts les évalue à 5 MF.
Eglise de Laître-sous-Amance (Meurthe-et-Moselle), propriété communale.
La flèche du clocher de ce petit édifice s'est vrillée, menaçant de tomber sur l'école voisine. Un périmètre de sécurité a été instauré. Des travaux d'un montant de 2 MF pourraient s'avérer nécessaires.
Ancienne cathédrale de Toul (Meurthe-et-Moselle), propriété communale.
Le clocheton central en façade s'est effondré sur la toiture. On a observé des chutes de pierres en façade, et la toiture du cloître est partiellement détruite. Les travaux sont provisoirement évalués à 5 MF.
Cathédrale de Metz
Pinacle effondré sur le trésor.

Les dégâts sont nombreux, mais généralement de peu d'importance ; les installations de l'important chantier de restauration de la cathédrale d'Auch (Gers), propriété de l'Etat, ont été emportées.

Cathédrale de Cambrai (Nord), propriété de l'Etat.
Des fuites importantes provenant de la couverture de la chapelle Saint-Michel ont été observées.

Château d'O à Mortrée (Orne), propriété privée.
Ce château a été particulièrement endommagé par la tempête : des arbres du parc ont été arrachés, les toitures des communs et du pigeonnier ont gravement souffert. La chapelle a été coupée en deux par la chute d'un arbre. Les balustrades des douves et la grille d'entrée sont également endommagés.
Abbaye du Mont-Saint-Michel (Manche), propriété de l'Etat.
Les couvertures des transepts et de la nef de l'abbatiale ont été endommagées, de même que les maçonneries et les vitraux. Deux pinacles de pierre se sont effondrés sur la couverture du choeur, dégradant les bas de pente et les charpentes. Des chutes d'arbres et dégâts collatéraux sont également à déplorer. Les travaux de restauration à engager pourraient atteindre un montant de 9 MF. La réouverture au public est prévue le 2 janvier 2000.
Cathédrale de Sées (Orne), propriété de l'Etat.
Le faîtage de la nef a été arraché depuis l'entrée jusqu'à la croisée du transept. La toiture de la sacristie a également été endommagée.

C athédrale de Rouen (Seine-Maritime), propriété de l'Etat.
L'un des quatre clochetons métalliques de 25 à 30 m de haut encadrant la flèche de la cathédrale s'est effondré sur les couvertures, les charpentes et les voûtes du choeur. Certains éléments de la voûte sont tombés au sol, et des objets mobiliers et décors du choeur (notamment les stalles) ont été endommagés. Un pinacle haut de la tour de Beurre est également tombé, brisant une des gargouilles dans sa chute. La couverture du bas-côté sud de la nef a également été traversée par des chutes de pierres. Les travaux de restauration induits par la tempête devraient atteindre un total d'une quarantaine de millions de francs.
Cathédrale d'Evreux (Eure), propriété de l'Etat.
Des dégâts ont été occasionnés par la chute de pinacles et de la croix sommitale de la flèche ; les restaurations pourraient atteindre un total de 3 MF.

Domaine national de Compiègne (Oise), propriété de l'Etat.
Une cheminée du palais s'est effondrée ; on recense également des dégâts sur les couvertures et les vitreries. Une cheminée monumentale du grand théâtre impérial (15 tonnes) s'est également effondrée, endommageant une toiture. 200 arbres sont tombés ou dangereux. Le coût des dégâts est évalué 1,8 MF.
Domaine national de Pierrefonds (Oise), propriété de l'Etat.
On recense de nombreuses dégradations des couvertures, des chutes de pierres. Plusieurs vitraux sont endommagés, de même que les clôtures du pont-levis. Le portail d'entrée à également subi une déformation. Plusieurs arbres du parc ont été arrachés.
Cathédrale de Beauvais (Oise), propriété de l'Etat.
Des chutes de pierres ont été observées sur la grande œuvre ; la couverture de la galerie de l'Evêque est partiellement détruite.

Les dégâts les plus importants, dans cette région, ont concerné le département de Charente-Maritime, dans lequel la presque totalité des édifices classés ou inscrits auraient subi des désordres en toiture. La verrière de la gare de la Rochelle (édifice inscrit à l'inventaire supplémentaire) est tombée, et dans la même ville, la tour Saint-Nicolas (propriété de l'Etat) a perdu des mâchicoulis. Le château de Feusse (édifice classé, propriété privée) a perdu sa couverture, et les boiseries intérieures, elles-mêmes classées, se trouvent donc exposées aux intempéries. Dans les autres départements, des dégâts concernant notamment les couvertures sont signalés, entre autres, à l'église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers (Vienne), propriété communale, à la cathédrale d'Angoulême (Charente), propriété de l'Etat, au donjon de la Roche-Posay (Vienne), où l'échafaudage des travaux de restauration s'est écroulé, et à l'église de Civray (Vienne), dont une partie de la couverture s'est envolée.
Site archéologique de Sanxay fermé en raison des inondations

Sous réserve d'informations à venir, cette région semble avoir été relativement épargnée par les tempêtes. Les dégâts devraient se résumer à quelques éléments de couvertures enlevés sur plusieurs monuments.

Comme les autres régions méridionales, la région Rhône-Alpes a moins souffert des intempéries ; des désordres ont cependant été signalés sur les toitures de la cathédrale de Grenoble (Isère), et sur une verrière de celle de Chambéry (propriétés de l'Etat).
Château de la Palud à Quincié (Rhône), propriété privée.
D'importants dégâts ont été constatés sur le corps de logis, les tourelles, les communs et le pigeonnier. Les bâches qui couvraient les toitures ont été emportées, laissant les pluies inonder jusqu'au rez-de-chaussée.
Château de Montmelas à Saint-Julien-sous-Montmelas (Rhône), propriété privée.
Ce château, dont la protection au titre des monuments historiques devait être proposée prochainement à la commission régionale du patrimoine et des sites, a vu son parc dévasté, avec des dégâts sur le donjon, une tour et quatre cheminée.